Présentation du refuge :
RAPPORT MORAL / RAPPORT D’ACTIVITES 2008 janvier 2009 5 années déjà ! Environ 400 stérilisations en 5 ans !! soit + de 50 000 chatons non nés sur la commune…Notre action est intense, fatigante , mais utile. Fonctionnement de l’association L’équipe – solide et fidèle ! -qui fait fonctionner l’association, et particulièrement la « chatterie » se compose de 11 bénévoles : Aline, Claudette, Dominique, Janet, Jacqueline, Jean-Jacques, Josette, Marcelle et Rose, Martine, Sylvie, donnant une ou plusieurs matinées, une ou plusieurs soirées chaque semaine, depuis longtemps maintenant. Merci pour votre constance ! Fin 2008 – les chiffres : • L’association compte 92 adhérents (de Malakoff jusqu’à Agen en passant par Paris) – (contre 80 fin 2004, 101 en 2005, 112 en 2006 et 92 en 2007) • 27 chats (20 chatons et 7 adultes) ont trouvé une famille (contre 45 en 2004, 34 en 2005, 39 en 2006, 31 en 2007). Vous pourrez consulter les classeurs où nos adoptés ont une fiche de suivi. Tous ont la protection d’un contrat d’adoption signé par l’adoptant qui s’engage ainsi à garantir à son protégé assistance, bons soins, respect et stérilisation quand il s’agit d’un chaton. • 71 stérilisations dont 18 appartenant à des particuliers et 53 chats abandonnés (contre 80 en 2004, 70 en 2005, 94 en 2006, 78 en 2007), soit 395 stérilisations en 5 ans • + de 100 consultations chez nos vétérinaires : dispensaire SPA, Dr Aliaga, Dr Noah, clinique Frégis (Arcueil 24h/24h), clinique Audé (Clamart 24h/24h) soit 680 consultations en 5 ans • + 20 chats attendent d’être adoptés avec impatience : o Réglisse 3 ans et ½, Castor, Mimosa, Siam, Sultan 1 an et ½, Nayla 2 ans, Chicorette 2 ans, Emilie 1 an, Sacha 2 ans , Brad 3 ans et ½ , Pollock 4 ans, Lena 3 ans et ½, Oscar 3 ans, Buddha 3 ans, Apache-Miss-Lilou 3 ans, Chouette 7 ans, Juliet 5 ans, etc. • une vingtaine de chats libres (sauvageons) sont nourris et abrités chez nous. Leurs photos sont à votre disposition pour consultation. • 9 chats ou chatons décédés : typhus, écrasé par une voiture, maladies insoignables (11 l’année dernière) • 11 bénévoles à la chatterie (dont 3 nouvelles) • 1 bénévole qui, pour raison de santé, ne peut plus nous aider à la chatterie mais qui coud, brode, tricote,crée des chats en tissus tout à fait ravissants et qui nous ont rapporté environ 300 € cette année ! • 11 personnes qui nourrissent, observent et parfois trappent sur leur secteur : Janine Dussauby, Claudette Tassin, Madeleine Margotin, Mme Ferrari et Mme van Gucht, Dominique Martinet, Josette Beulé, Janet Lapalu, Jean-Jacques Sautier, M. Binninger • 130+ heures par semaine : entretien biquotidien de la chatterie (7 heures minimum par jour), visites vétérinaires hebdomadaires, trappages, téléphone, travail administratif, adoptions, suivis d’adoptions – • 7/7 j – le répondeur enregistre des messages 24 h / 24 h. Enormément d’appels pour signaler des chats errants, morts, perdus et pour abandonner des chats dont on ne veut plus s’occuper. Nous ne pouvons malheureusement pas répondre à toutes les demandes, faute de structure, de temps et de moyens. Nous ne pouvons assurer un Samu. Actions • Articles 4 fois par an dans le Malakoff Infos, surtout avant les vacances en juin et en décembre. • Affichages de mosaïques de portraits des chats à adopter chez plusieurs vétérinaires et commerçants de Malakoff et alentour (Châtillon, Clamart, Paris, Montrouge, Arcueil...), votre entreprise, etc. Aidez-nous à diffuser ces affichettes afin de les porter à la connaissance d’un plus grand nombre d’adoptants potentiels. Elles vous seront remises sur simple demande. • Participation à la Kermesse au printemps et au marché solidaire en décembre. Nos soucis : rien de nouveau ! Rappel : • Prolifération*. Nous manquons toujours de bénévoles pour trapper les nombreux chats qui se reproduisent 3 fois par an (18 chatons par chatte) que nous n’avons pu trapper, faute de temps et de bras. Je rappelle que trapper 1 chat peut nécessiter plusieurs soirées infructueuses. Accueillir chaque année une centaine de chats requiert la mobilisation de 1 à 2 personnes de la nuit tombée à … 1 heure du matin, plusieurs soirs dans la même semaine. • Bénévoles. Le refuge nécessite 7 à 8 heures de travail par jour, tous les jours, week end, Noël et jour de l’An compris. Le bénévolat représente un engagement fort pour les animaux. C’est un acte concret et régulier, qui requiert de la sensibilité, de l’attention et des compétences. Certaines personnes se déclarent chaque année prêtes à s’engager puis, au bout de 2 à 3 séances, ne reviennent pas. Nous avons tous plein d’autres choses à faire, simplement on s’engage à donner une matinée ou une soirée par semaine. C’est un effort mais il est gratifiant. Les animaux ne se soignent pas tout seuls, ils ne nettoient pas leurs litières et n’ouvrent pas les sacs de croquettes (quoique !). • Familles d’accueil. Nous avons parfois besoin de familles d’accueil temporaires pour un animal ne supportant pas de vivre en chatterie. Nous prenons en charge les soins, litière, nourriture, visites vétérinaires en attendant de lui trouver son futur foyer. Si vous pensez pouvoir accueillir un chat, ou une portée, jusqu’à leur adoption, contactez-nous. • Argent. Vos cotisations et dons sont utiles à : régler les factures vétérinaires, la pharmacie, les croquettes, les litières, les produits d’entretien, le téléphone, les frais de déplacement. Le fonctionnement cette année est légèrement déficitaire (-500 €) malgré les cotisations des uns, votre générosité et les adoptions. • Un salaire. Mêmes réflexions que les années précédentes : l’APCM, de par l’importance de son activité, de son futur malheureusement prévisible (abandons et naissances anarchiques chez les particuliers) est une « entreprise ». Je répète que Malakoff n’est pas différente ni moins bien lotie que d’autres communes. Le même sort est réservé à tous les animaux (chiens, chats, furets, NAC) dans chaque bonne ville de France et de tous les pays du monde entier. Certains s’amusent d’un bébé animal, le rejettent à sa maturité dès que son caractère s’affirme ou, quand au moment des vacances, l’animal a droit à sa liberté.. de mourir dehors. Tous les refuges ou «chatteries » fonctionnent sur des fonds privés, pas de fonds publics. Il serait crucial pour la bonne marche de l’association d’assurer un revenu à 2 personnes. Où le trouver ? Le bénévolat ne suffit pas à la faire fonctionner. L’avenir Le même que l’année dernière, l’année passée, et les années futures ! Compte tenu du nombre de chats errants sur les territoires où nous n’avons pas eu le temps d’intervenir, des abandons prévisibles, permanents et prolifération des chats de particuliers qui ne stérilisent pas, l’année 2009 verra son triste lot d’abandonnés affluer vers les refuges. Cependant, nous avons réussi, cette année, à stériliser 18 chats appartenant à des particuliers, avec l’aide morale et physique du service hygiène de la mairie, parfois. La solution pour régler la misère animale ne peut pas se gérer uniquement par du bénévolat. C’est un problème national, mondial. Pas assez de moyens, pas assez de personnes concernées. Je rappelle que c’est le particulier qui, dans chaque commune, jette son animal dans la rue quand il n’en veut plus ou qui jette – ou donne à n’importe qui - la production de sa chatte (ou chienne) 3 fois par an, 18 chatons par chatte, tous les ans, à tout moment au lieu de l’emmener chez le vétérinaire et le stériliser. Sans nos interventions assidues, la situation serait catastrophique et inhumaine. Savez-vous que les animaux errants sont ramassés, sur ordre des mairies, par la SACPA anciennement nommée la fourrière ? Ils sont, au choix, euthanasiés pour la plupart : trop vieux, trop sauvages, non tatoués, non réclamés ; vendus à des laboratoires où ils subiront des actes de cruauté jusqu’à la mort ; enfin, très peu seront remis à des associations de protection animale qui essaieront de les faire adopter. Quand nous allons chercher tous ces malheureux dans la rue, nous leur évitons d’être la proie de la SACPA et d’avoir une fin horrible. L’animal, l’environnement font partie intégrante de la vie de l’homme. Vivre avec, les respecter, les faire respecter, c’est vivre avec une partie de nous-mêmes, gagner la bataille de l’égalité, de la solidarité, de la dignité. Mais force est de constater que les hommes ne se respectent déjà pas entre eux, alors les espèces qu’ils considèrent « inférieures » ! « On mesure le progrès moral d’une civilisation à sa façon de traiter les animaux », Gandhi. Ma conclusion reste sensiblement la même que celle formulée les deux années auparavant : l’APCM a besoin de salarier 2 personnes compétentes et qui assureraient un suivi des soins. Les 130 heures hebdomadaires de bénévolat réparties sur quelques personnes sont lourdes et parfois difficiles à gérer. Sylvie Lucas
Comment adopter chez nous :
Vous signerez un contrat d'adoption type SPA dans lequel vous vous engagez à garantir à l'adopté assistance, bons soins, respect et stérilisation quand il s’agit d’un chaton. Fournir une copie de carte d'identité et un justificatif de domicile Un ou plusieurs suivis d'adoption seront exercés.